Réforme de la retraite complémentaire CARPIMKO : une réforme qui vous veut du bien !

La retraite complémentaire CARPIMKO est la retraite des auxiliaires médicaux. Elle se calcule de la manière suivante :

Nombre de point acquis au cours de la carrière X valeur du point X taux de liquidation.

Ce taux de liquidation avant 2016 peut être plein (100%) ou minoré. Ce sont les conditions d’obtention de ce taux plein qui sont revues favorablement par la réforme applicable à partir de 2016.

Conditions de départ avant 2016

 

L’âge du taux plein est fixé à 65 ans quel que soit le nombre de trimestre acquis par l’assuré. (Il peut toutefois être compris entre 60 ans et 64 ans inclus pour certains assurés inaptes au travail, invalides, anciens combattant…).

 

Cependant, il est possible de liquider la retraite complémentaire avant 65 ans mais un coefficient d’abattement définitif est appliqué :

  • Si l’assuré a atteint le nombre de trimestre requis pour une retraite de base à taux plein. L’abattement en retraite complémentaire est de 4% par année d’anticipation calculé par rapport à 65 ans.
  • Si l’assuré n’a pas le nombre de trimestres requis pour une retraite à taux plein et qu’il liquide la base avec une décote et la complémentaire en même temps, le coefficient d’abattement à la retraite complémentaire sera plus important que dans le premier cas.

Il sera de 4% par année d’anticipation calculé par rapport à 65 ans auquel s’ajoute 0.25% par trimestre manquant pour pouvoir liquider la retraite de base à taux plein, dans la limite du nombre de trimestres séparant des 65 ans.

 

Il n’existe pas de coefficient de majoration si l’assuré liquide la retraite complémentaire au-delà de 65 ans.

 

Ces conditions particulières poussaient les assurés de cette caisse à différer la liquidation de l’intégralité de leurs droits, à la retraite de base et complémentaire à 65 ans ou, à différer pour le moins la liquidation de leur retraite complémentaire à cet âge.

 

A partir de 2016


Désormais, l’assuré doit être en mesure de pouvoir prétendre à une retraite de base à taux plein (et donc d’une durée d’assurance suffisamment longue en fonction de son année de naissance) pour pouvoir obtenir le taux plein à la retraite complémentaire.

Ainsi, un assuré peut désormais liquider sa retraite complémentaire à taux plein dès son âge légal (62 ans pour les générations nées à partir du 1er janvier 1961.) dès lors qu’il dispose d’un nombre de trimestre suffisant pour une retraite de base à taux plein. Pour les générations nées avant le 1er janvier 1961, des conditions transitoires sont prévues.

Si l’assuré n’a pas les trimestres nécessaires pour une retraite de base à taux plein il peut :

Liquider tout de même sa retraite complémentaire dès son âge légal mais avec une décote définitive

Attendre quelques années pour liquider ses droits, le temps d’avoir suffisamment de trimestres permettant une liquidation de sa retraite complémentaire à taux plein

Attendre l’âge automatique du taux plein (67 ans pour les générations nées à partir du 1er janvier 1961) – dans ce cas, la retraite complémentaire est liquidée à taux plein quand bien même l’assuré ne justifierait pas du nombre de trimestre requis.

Dans le cas où l’assuré liquide sa retraite complémentaire avec une décote, celle-ci se calcule désormais de la façon suivante :

  • Génération nées avant 1956 :

4% par année d’anticipation par rapport à 65 ans auquel s’ajoute 0.25% par trimestre manquant pour pouvoir liquider la retraite de base à taux plein, dans la limite du nombre de trimestre séparant l’assurant de ses 65 ans.

 

  • Générations nées à compter de 1956 :

1.25% par trimestre manquant pour pouvoir liquider la retraite de base à taux plein, ces derniers étant retenus dans la limite du nombre de trimestre le séparant de l’âge automatique du taux plein.

 

Création d’une surcote pour toutes les générations

 

Une surcote est prévue à la retraite complémentaire mais les modalités exactes ne sont pas encore clairement exposées.

 

Cette réforme prévue au 1er janvier 2016 est bénéfique pour les assurés et introduit plus d’équité. Pour l’instant, cette réforme n’est pas accompagnée d’une hausse des cotisations. Affaire à suivre…