Pourquoi ne faut-il pas se fier à son relevé de carrière ?

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Selon le dernier rapport publié en 2021 par la Cour des comptes, la part des dossiers de retraite entachée d’une anomalie aurait encore augmenté au cours de ces derniers mois. En effet, selon le même rapport, près d’un dossier sur six comporterait une erreur sur l’année 2020, contre un dossier sur neuf pour l’année 2016… soit une augmentation de près de 33 % en l’espace de quatre ans.

RÉSULTAT ? De nombreuses erreurs de calcul des pensions versées, le plus souvent au détriment des retraités. Cela est d’autant plus contraignant que la liquidation d’une retraite est le plus souvent irréversible et que la correction d’erreur de relevé de carrière relève le plus souvent du parcours du combattant. Mais alors, pourquoi ne faut-il pas se fier à son relevé de carrière ? Comment calculer au plus près ses droits à la retraite ? Et comment procéder à une correction d’erreur de relevé de carrière ? On fait le point.

Taux d'erreurs sur les liquidations  de retraite

Un rapport de la Cour des comptes au vitriol

« Dégradation de la fiabilité des comptes », « impossibilité de certification », « faiblesses persistantes du dispositif », « situation particulièrement dégradée »… tels sont les mots et les expressions que l’on retrouve dans le relevé de la Cour des comptes portant sur le régime général des retraites de la sécurité sociale.

Et pour cause : la Cour des comptes a récemment calculé que le taux d’erreur entachant les dossiers relatifs au calcul des retraites des salariés français avait explosé en l’espace de quatre ans, passant d’une moyenne d’une erreur pour neuf dossiers traités en 2016 à une moyenne d’une erreur pour six dossiers traités aujourd’hui. Cette moyenne aurait été réalisée sur un échantillon de 9400 dossiers examinés par la Cour de comptes.

Pire : selon nos propres statistiques internes, ce sont près de 84 % des relevés de carrières que nous avons analysés en 2021 qui comportaient des anomalies.

Des erreurs et des anomalies au détriment des retraités français

Le plus souvent, les erreurs relevées sont au détriment des retraités. Près de trois quarts des erreurs pénalisent l’assuré et se caractérisent principalement par une pension en deçà de ce qu’elle devrait être.

Selon les conclusions du même rapport, le préjudice médian de ces erreurs de calcul s’élève à 123 euros par an. Cela signifie que le manque à gagner pour la moitié des personnes confrontées à un problème de calcul de pension s’élève à 123 euros ou plus. L’autre moitié des dossiers concernent alors des erreurs inférieures à 123 euros par an.

Pire : près d’une erreur sur dix implique un préjudice d’une valeur supérieure à 1000 euros par an… un chiffre à mettre en rapport avec le montant moyen d’une retraite en France : 1 393 euros net par mois.

Et attention, la cours des comptes n’audit que le régime de l’assurance retraite, le plus simple celui qui fonctionne en trimestre et qui est souvent le mieux compris et contrôlé par les assurés. Qui a déjà vérifié son relevé Agirc Arrco ? Qui peut certifier par exemple qu’il a bien acquis 135.28 points en 2007 ?

En 2021 sur les 84 % de relevés que nous avons analysés et qui comportaient des anomalies, l’erreur moyenne s’élevait à 790 € par an. Le “record” en 2021 19 500 € de correction annuelle sur une retraite de 37 000 € avec une carrière exclusivement salarié. L’erreur ne touchait  pas le régime de base de l’assurance retraite mais la retraite complémentaire Agirc Arrco.

Une situation loin d’être nouvelle

Pourtant, selon la fédération nationale des associations de retraités, cette situation est loin d’être nouvelle. Selon le président de la fédération, la situation n’a fait que se dégrader depuis une dizaine d’années.

La même fédération avait par exemple alerté les autorités d’une complexification croissante des formalités administratives liées au départ à la retraite. Ces mêmes lourdeurs administratives seraient, en grande partie, à l’origine d’erreurs de calcul des pensions.

Pour la CNAV (la Caisse nationale d’assurance vieillesse), cette situation s’explique par plusieurs facteurs : par la difficulté à réunir les pièces justificatives requises pour une liquidation, par l’augmentation du nombre de carrières cotisant auprès de plusieurs caisses de retraite ou même par une complexité de la réglementation en hausse.

Pour certains, cette situation n’est pas tout à fait involontaire : cela permettrait à différentes caisses et régimes sociaux, dont l’état des finances est parfois pointé du doigt, de faire des économies, et ce, sur le dos des assurés.

La correction d’erreur de relevé de carrière simplifiée

Pour faire face à cette situation, le gouvernement, et notamment le ministère des Solidarités et de la Santé, s’est saisi du dossier et promet une amélioration de la qualité des liquidations et une diminution de la fréquence des erreurs.

Pour cela, et depuis le 1er juillet 2021, la correction des erreurs de relevé de carrière a été simplifiée. Les modifications apportées aux méthodes de calcul de la retraite permettent dorénavant de demander une rectification de son relevé de carrière à n’importe quel moment de sa vie active. Avant cela, il fallait attendre ses 55 ans pour espérer modifier des erreurs présentes sur son relevé de carrière.

À cela, s’est ajoutée une nouvelle disposition entrée en vigueur au 1er semestre 2022 : il est maintenant possible de régulariser et d’ajouter des informations manquantes à son relevé de carrière grâce à un service en ligne.

Bien calculer ses droits à la retraite : conseils et explications

Toutes ces raisons poussent de plus en plus de Français à ne plus se fier aux relevés de carrières fournis par la CNAV. Et pour cause : les erreurs sont fréquentes. D’autant plus qu’il est très difficile de modifier ses informations une fois sa retraite liquidée. Il ne faut pas oublier que les relevés ne sont transmis qu’à titre informatif et n’engagent pas les caisses de retraites. Tout au long de sa carrière et jusqu’à la liquidation de sa pension l’assuré est responsable du contrôle de ses droits.

Heureusement, il existe des solutions pour calculer correctement ses droits de retraite et disposer de 100 % de la pension pour laquelle on a cotisé. Le plus simple à faire est de se rapprocher d’un organisme spécialisé dans l’expertise retraite, comme c’est le cas de Qualiretraite, afin de corriger ou optimiser son dossier retraite. Il est alors facile de procéder à l’analyse de son relevé retraite et de s’assurer qu’aucune erreur ne s’y est glissée.

Quelques astuces pour débusquer les premières anomalies

Vous voulez contrôler votre relevé de carrière ? Nous vous donnons quelques astuces pour détecter les premières anomalies.

La première chose à savoir est qu’il y a les erreurs "visibles" et les erreurs "invisibles". Vous pouvez détecter seul les erreurs “visibles” pour les secondes ce sera bien plus complexe

Comment trouver les erreurs visibles ?

1 - Commencer par lire votre relevé du début à la fin et vous assurez de la chronologie et que tous les employeurs sont présents (y compris les jobs étudiants).

2 - Assurez vous que vos périodes assimilées sont présentes (service militaire, chômage, formation professionnelle, maladie, maternité, AVPF…)

3 - N’oubliez pas de compter vos trimestres de majoration pour enfant (ils ne sont presque jamais sur vos relevés)

4 - Faite une lecture en miroir de votre relevé régime de base et de vos relevés régimes complémentaires. Vous avez une entrée en régime de base, vous devez la retrouver dans vos régimes complémentaires et inversement. Vous avez “employeurs multiples” sur votre régime de base ? Vous devez alors trouver deux entrées sur vos régimes complémentaires.

5 - Contrôlez vos revenus. Le revenu inscrit sur le relevé du régime de base est globalement équivalent à votre revenu brut annuel limité au plafond annuel de la sécurité sociale

6 - Contrôlez la cohérence de vos points en comparant leurs évolutions d’une année sur l’autre et chercher les grosses variations.

Avec cette méthode vous avez certainement détecté les erreurs visibles. D’autres anomalies sont “invisibles” à l'œil nu il faut alors repasser par les cotisations que vous avez payées. Le plus difficile à contrôler sont les points de vos régimes de retraite complémentaires. Et pourtant il vous sera demandé de faire ce contrôle lors de la liquidation de vos droits.

Comment contrôler vos points de retraite complémentaire ?

Il faut reprendre mois par mois sur chacun de vos documents les cotisations que vous avez payées puis connaître la part productive de ces cotisations puis connaître la valeur d’achat d’un point. Pour les points ARRCO avant 1999 il faut même connaître la parité de conversion entre les anciennes caisses de retraite et l’Arrco.

Un vrai travail de TITAN ! Pour un assurés c’est quasi mission impossible. Alors souvent vous laissez tomber. Pourtant pour chaque point oublié ce sont quelques euros de pension de retraite qui s’envolent.

On résume :

La cours des comptes vous dit que votre relevé de carrière a 1 chance sur 6 de comporter des erreurs en ne prenant en compte que votre régime de base.

En 2021, 84 % des relevés passés entre nos mains comportaient des anomalies pour un enjeux moyen de 790 € par an.

C’est pour cette raison que nos études ne sont jamais basées sur vos relevés de carrière. Nous passons en moyenne plus de 50 heures de travail à reconstituer votre carrière en repartant de chacun de vos documents pour être certain qu’aucun de vos droits ne sera oublié.

Alors n’oubliez pas, dans notre système VOUS êtes responsable du contrôle de vos droits… et nous sommes là pour vous y aider.

IL EST TEMPS DE NE PLUS SUBIR SA RETRAITE MAIS D’EN être acteur

La vôtre s’écrit dès aujourd’hui, avec Qualiretraite.

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